Qu'est-ce les PFAS ou per-ou polyfluoroalkyles ?
Les PFAS aussi appelés « polluants éternels » forment une grande famille de composés chimiques qui sont fabriqués par l’homme. Ils sont utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés uniques : ils résistent à la chaleur, à l’eau (imperméabilisantes), aux graisses (antiadhésives) et ne se dégradent presque pas.
Sur le plan chimique, les PFAS contiennent des liaisons très solides entre le carbone et le fluor, ce qui les rend extrêmement stables. Mais cette stabilité a un inconvénient majeur : les PFAS persistent dans l’environnement et peuvent s’accumuler dans les organismes vivants, y compris l’être humain.
Les PFAS entre utilité industrielle et risques pour la santé
Les PFAS ont été largement utilisés dans les domaines industriels et ont servi, entre autres, à la fabrication de divers produits du quotidien : textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie, gaz réfrigérants, revêtements antiadhésifs, cosmétiques, dispositifs médicaux ou encore produits phytopharmaceutiques. En se dégradant très peu, ils finissent par polluer tous les milieux : l’eau notamment l'eau potable ou l'eau en bouteille, l’air, les sols, les sédiments et même les aliments que nous consommons. Certains s’accumulent dans les plantes, les animaux et peuvent remonter jusqu'à l'homme. Tout le monde est exposé aux « polluants éternels ».
Les autorités sanitaires françaises, comme l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) et les Agences Régionales de Santé (ARS), considèrent aujourd’hui que les PFAS posent un risque sanitaire important.
Le PFOS et le PFOA sont des PFAS très préoccupants pour la santé humaine. Mais bien qu'ils fassent l’objet de restrictions internationales depuis 2009 et 2020 respectivement, ces substances continuent d’être régulièrement détectées dans l’environnement.
« Réglementation dans les eaux de consommation
Le suivi des PFAS dans les eaux de boisson a été introduit par la directive européenne 2020/2184 du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (EDCH). Ainsi, à ce jour, une limite de qualité de 0,10 µg/L a été fixée pour la somme de 20 PFAS dans les EDCH. Un autre paramètre, intitulé « PFAS (total) », est également introduit avec une limite de qualité associée de 0,50 µg/L : il vise à intégrer l’ensemble des PFAS mesurables dans l’eau.
Cette directive a été transposée en droit français en janvier 2023. »
Selon https://www.anses.fr/fr/content/pfas-substances-chimiques-persistantes
En France, selon une étude menée en 2023, près de 17 millions de personnes ont consommé au moins une fois dans l’année de l’eau du robinet contenant des traces de PFAS, en raison de leur persistance dans l’environnement .
https://www.generations-futures.fr/actualites/donnees-eau-pesticides
Face à cette situation préoccupante, la France a adopté des mesures réglementaires pour limiter la présence des PFAS dans l’eau potable, avec une surveillance renforcée prévue seulement à partir de 2026.
Le scandale sanitaire invisible qui menace notre santé
Des études scientifiques ont démontré que les PFAS sont dangereux pour la santé humaine. Ils peuvent entraîner une augmentation du cholestérol, une baisse de fertilité, une augmentation de certains cancers, des troubles dans le développement du bébé (baisse de poids de naissance), des effets sur le foie ainsi qu'une mauvaise réponse immunitaire suite à un vaccin.
D'autres effets sur la santé ont été observés lors d’études menées sur des animaux (pas chez l’homme) comme les troubles hormonaux (hypothyroïdie), problèmes de reproduction et de fertilité, ou encore une possible augmentation du risque de certains cancers, comme ceux du rein ou des testicules.
En décembre 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le PFOA comme « cancérigène avéré pour l’Homme » (groupe 1), tandis que le PFOS est considéré comme « peut-être cancérigène pour l’Homme » (groupe 2B).
Le classement en Groupe 1 signifie qu'il existe un lien direct entre le PFOA et le cancer chez l’humain notamment les cancers du rein et des testicules.
Indétectable à l’œil nu et sans odeur, on peut boire une eau contaminée sans s'en rendre compte. Une fois ingéré, elles s'accumulent dans notre corps. Il n'existe pas de traitement et leur élimination est extrêmement lente.
Selon https://environnement.brussels/blog-citoyen/dossiers/les-10-questions-les-plus-frequentes-sur-les-pfas, « Il n’existe pas de traitement réel ou de remède pour se décontaminer » des PFAS. « Les molécules de PFAS ne sont pas détruites ni métabolisées par l'organisme. Leur élimination est très lente : les PFAS peuvent disparaître naturellement dans le corps mais cela peut prendre des années voire des dizaines d’années pour revenir à des taux « normaux » de PFAS dans le sang. »
Scandale des PFAS : la presse révèle l’ampleur de la contamination en France
Dans un article du Monde publié le 9 novembre 2023, le journal met en lumière une augmentation préoccupante des alertes liées à la pollution de l'eau potable en France. Cette situation résulte de la détection de polluants auparavant non surveillés, notamment les « polluants éternels ».
Le Dauphiné publie un article sur « PFAS et autres scandales sanitaires : comment la confiance en l'eau s'est tarie ».
Cet article met en lumière que ces dernières années, de nombreux rapports ont laissé un doute sur la qualité de l’eau potable en France. Des substances nocives comme les PFAS « polluants éternels » ont été retrouvés dans l’eau du robinet comme dans les eaux en bouteille. Cela inquiète de plus en plus la population. Il explique qu'une étude des associations Générations Futures et UFC-Que Choisir a détecté des PFAS dans 29 prélèvements sur 30, parfois jusqu’à 10 types différents PFAS dans un seul échantillon.
Médiapart, « Deux communes bretonnes ont bu pendant des années une eau empoisonnée aux polluants éternels » Pendant des années, des habitants des Côtes-d’Armor, ont consommé une eau potable contaminée par des « polluants éternels ». Bien que des analyses aient révélé dès 2017 des taux de contamination largement supérieurs aux seuils sanitaires, ce n’est qu’à l’été 2024 que le captage d’eau de Coadernault a été fermé, après une alerte officielle. Malgré la gravité de la situation, les autorités n’ont pas clairement informé la population. Cette gestion discrète interroge, d’autant plus que les risques pour la santé sont avérés.
Les scandales sanitaires liés aux PFAS dans l'eau potable révèlent une contamination généralisée et prolongée exposant des millions de Français à des substances toxiques pendant des années et à des risques avérés pour la santé.
Quelles solutions face à ce risque de pollution dans l'eau du robinet et l'eau en bouteille ?
Il semble devenir indispensable de filtrer nos eaux de consommation aujourd'hui. On a la solution pour vous grâce au filtre de la gourde ÖKO.
Nous avons fait analyser une eau chargée en PFAS le 17 mars 2025 avant et après filtration dans le laboratoire IANESCO et les résultats sont sans appel.
Ianesco est un laboratoire indépendant de référence pour la qualité de l'eau basé à Poitiers. Il est accrédité par le COFRAC, Comité Français d’Accréditation et est spécialisé dans l’analyse des contaminants chimiques dans l’eau, l’air et les matériaux. Il évalue entre autres les risques sanitaires liés à la pollution de l’eau potable.
Ce que révèlent les résultats
Composé : PFOS (perfluoro-octanesulfonique)
Méthode : Méthode interne MA-MPO-503 (L/S - LCMSMS)*
Résultat avant filtration : 0,62 µg/l
Résultat après filtration : Plus de traces visibles (< 0,001 µg/l)
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Composé : PFOA (acide perfluorooctanoique)
Méthode : Méthode interne MA-MPO-503 (L/S - LCMSMS)*
Résultat avant filtration : 0,55 µg/l
Résultat après filtration : Plus de traces visibles (< 0,001 µg/l)
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Composé : Somme des 20 perfluorés (PFAS)
Méthode : Méthode interne MA-MPO-503 (L/S - LCMSMS)*
Résultat avant filtration : 10,92 µg/l
Résultat après filtration : 0,0017 µg/l
Nous pouvons constater grâce aux analyses que le filtre a réduit de façon considérable les PFAS présents dans l'eau. Sur la somme des 20 PFAS recherchés dans l'échantillon, on passe de 10,92 µg/l avant filtration à 0,0017 µg/l ou dit autrement, nous sommes passés de 10 920 ng/L à 1,7 ng/L.
Les résultats mettent en évidence la performance du filtre et son importance pour garantir une eau plus sûre alors que, comme indiqué en préambule, les PFAS font partie des contaminants les plus difficiles à éliminer et posent de réelles inquiétudes de société.
Si vous découvrez le filtre ÖKO n'hésitez pas à parcourir notre site. Il équipe nos gourdes filtrantes et notre système ÖKO TAP au robinet.
C'est une solution saine, économique et écologique.