Qu'est-ce que le Chlorothalonil ?
Le chlorothalonil est un pesticide appartenant à la famille des fongicides de synthèse. Composé d’atomes de chlore et d’azote associés à un cycle benzénique, il est largement utilisé en agriculture pour protéger les cultures contre de nombreuses maladies fongiques. Son mode d’action consiste à former une barrière protectrice à la surface des feuilles, empêchant ainsi le développement et la propagation des champignons pathogènes.
Chlorothalonil : de l’utilité aux controverses sanitaires et environnementales
L’origine du chlorothalonil est industrielle, c’est une molécule de synthèse créée par l’homme, elle n’existe pas naturellement dans l’environnement. Il a été développé par une société américaine dans les années 1960 et a ensuite été introduit sur le marché comme fongicide à large spectre. Il est utilisé pour protéger les plantes des champignons pathogènes, des moisissures ou de la rouille responsables de maladies comme le mildiou, la tavelure, l’anthracnose, l’alternariose, botrytis. Il est appliqué sur de nombreuses cultures, comme les céréales (blé, orge), les légumes (tomates, pommes de terre), les arbres fruitiers et la vigne. Le chlorothalonil peut être sous forme de poudre ou de solutions liquides. Selon les plantations et la pathologie végétale à combattre, il peut être appliqué soit directement sur les plantes, soit intégré dans le sol.
Une fois utilisé dans les cultures agricoles, le chlorothalonil pénètre dans l’environnement (air, eau, sols…) où il se dégrade et se transforme en nouvelle molécule appelée métabolite.
C'était l’un des fongicides les plus utilisés au monde jusqu’à son interdiction progressive en Europe au vu de sa dangerosité.
Comment le lien entre le chlorothalonil et la santé a été découvert ?
Dès sa commercialisation, des tests sur des animaux de laboratoire ont été réalisés pour évaluer la toxicité aiguë et chronique du chlorothalonil. Ces études ont montré qu'il pouvait provoquer des lésions rénales et hépatiques à forte dose, des effets sur le système immunitaire, et, chez certains animaux, un risque accru de tumeurs (rein, estomac).
En 2019, l’alerte a été renforcée lorsqu’une étude a découvert, en Suisse, la présence de métabolites du chlorothalonil dans les nappes phréatiques, à des concentrations supérieures aux seuils autorisés pour l’eau potable.
Il est maintenant réglementé au vu de ces effets potentiellement nocifs sur la santé humaine et l'environnement.
Pourquoi le chlorothalonil est au cœur d’un scandale sanitaire
L’exposition au chlorothalonil peut provoquer des irritations de la peau et des yeux, parfois sévères. En cas d’exposition élevée, des symptômes comme nausées, respiration rapide, troubles de la coordination et saignements de nez peuvent survenir. Le chlorothalonil est classé par l'EPA « cancérigène probable chez l'humain par toutes les voies d'exposition (orale, cutanée et inhalation). » « Le chlorothalonil est très toxique chez les poissons d'eau douce ».
L’EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments) chargée d’évaluer les substances utilisées dans les produits phytosanitaires au sein de l’Union européenne, a classée le chlorothalonil comme « substance dont le potentiel cancérogène pour l’être humain est supposé ». Elle a identifié que certains métabolites du chlorothalonil étaient génotoxiques potentiels, c’est-à-dire susceptibles d’endommager l’ADN de l'homme. Mais également que le risque pour les eaux souterraines était jugé inacceptable, même en cas d’usage conforme. La Commission européenne a donc retiré l'autorisation sur le marché du chlorothalonil en avril 2019.
En 2020, l’ANSES (qui joue un rôle similaire à l’EFSA mais au niveau national) a classé le chlorothalonil comme cancérogène suspecté en catégorie 1B « substance dont le potentiel cancérogène pour l'être humain est supposé ». Elle a également confirmé le caractère préoccupant de ses métabolites, notamment pour la contamination de l’eau potable. À ce titre, elle a recommandé de retirer toute autorisation de cette substance, même à très faibles doses. La France a donc interdit le chlorothalonil dans les produits phytosanitaires à usage agricole.
Le chlorothalonil, interdit en France depuis 2019, continue pourtant de polluer les eaux du robinet et certaines eaux en bouteilles.
La France a choisi de relever les seuils autorisés du métabolite de chlorothalonil plutôt que de traiter nos nappes phréatiques.
"Face à cette contamination généralisée, la France a pris une décision controversée. Plutôt que de fermer les puits contaminés ou de traiter les nappes affectées, les autorités ont choisi de relever les seuils autorisés de résidus chimiques dans l’eau potable."
Sources : Générations futures et Santé magazine.
En effet, le métabolite R471811 du chlorothalonil était initialement classé comme « pertinent », car issu d’un pesticide cancérogène suspecté par l'ANSES. Mais, en avril 2024, après réexamen, l'ANSES a reclassé le métabolite R471811 comme « non pertinent » pour les Eaux Destinées à la Consommation Humaine (EDCH), c'est-à-dire moins susceptibles de présenter un danger pour la santé humaine.
Cette décision s'appuie sur de nouvelles données fournies par le déclarant (Syngenta, le fabricant du chlorothalonil), des informations issues du rapport d'évaluation européen et des recherches bibliographiques complémentaires. Ce reclassement concerne uniquement le métabolite R471811 et non la substance active chlorothalonil.
Parlons concret, sa norme qualité passe donc de 0,1 µg/L à 0,9 µg/L dans l'eau de consommation. Ce qui induit qu'une plus grande quantité du métabolite R471811 peut se retrouver dans nos eaux en toute légalité.
Chlorothalonil : quand les médias révèlent un scandale sanitaire
Voilà ce qu’il y a dans l’eau que vous buvez 😵 Quand on a découvert ça, on a halluciné.
— Hugo Clément (@hugoclement) November 23, 2024
Le chlorothalonil est un fongicide cancérogène, interdit depuis 2019. Mais on retrouve aujourd’hui sa forme dégradée dans l’eau du robinet et dans certaines eaux en bouteilles !
Quand la… pic.twitter.com/HkUgZr0Rp2
Dans l’émission Sur le Front diffusée sur France 5, Hugo Clément enquête sur la qualité de l’eau potable en France. Il révèle que de nombreuses sources sont contaminées par des pesticides et des résidus industriels. Malgré les traitements, des dépassements réguliers des seuils de pollution sont observés.
Le journaliste met en lumière la présence de métabolites du chlorothalonil (R471811) dans certains captages, parfois à des concentrations interdites dans des pays comme la Suisse, mais encore tolérées en France. Plutôt que de dépolluer ou de fermer les puits concernés, les autorités optent souvent pour une dilution de l’eau polluée avec de l’eau plus propre afin de rester sous les seuils réglementaires. Ces pratiques sont rarement rendues publiques, laissant les consommateurs peu informés sur la réelle qualité de l’eau du robinet.
Le Monde, publie un article « L’eau potable en France contaminée à vaste échelle par les métabolites du chlorothalonil, un pesticide interdit depuis 2019 » où il est expliqué que près d’un tiers de l’eau potable en France ne respecterait pas les normes réglementaires, d’après un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES).
Un article paru en 2024 dans L'université de Montpellier alerte sur la présence persistante du chlorothalonil dans l’eau potable, malgré son interdiction en Europe depuis 2019 pour son potentiel cancérogène. Les traitements les plus efficaces restent l’adsorption sur charbon actif et les procédés membranaires (osmose inverse, nanofiltration) mais ces procédés restent trop coûteux. Ainsi l’ANSES a abaissé le niveau de danger d’un de ses métabolites, relevant ainsi les seuils autorisés dans l’eau, une décision qui interroge sur la sécurité sanitaire.
Sur Générations futures, l'article de mai 2024 s'alarme sur le déclassement du chlorothalonil, « Alerte, Déclassement d’un métabolite du chlorothalonil par l’Anses, un pesticide très présent dans l’eau potable ! ». Il y est expliqué que ce déclassement entraîne un relèvement des seuils de qualité de l’eau, exclut le métabolite du calcul du total pesticides et réduit l'information disponible pour les citoyens.
Un article de décembre 2024 de Générations Futures intitulé « De nouvelles données démontrent la contamination persistante de l’eau du robinet par des pesticides et leurs métabolites. » On peut notamment lire qu'en 2023, près de 17 millions de Français ont bu au moins une fois de l’eau du robinet contaminée par des pesticides.
Top Santé a communiqué en 2024 « 2 marques d’eau en bouteille contaminées aux pesticides à ne surtout pas acheter cette semaine. » La nappe utilisée par l’usine Fiée des Lois puise de l’eau à Prahecq (Deux-Sèvres) qui serait contaminée par le métabolite R471811 du Chlorothalonil. L’entreprise a dû arrêter sa production car l'eau contrôlée dépassait les seuils réglementaires et a dû enlever ses produits des magasins. La marque d'eau « Premiers prix » a également eu cette contamination au pesticide.
BFMTV, dans un article datant de 2023, alerte sur les eaux encore contaminées par le métabolite du chlorothalonil qui dépasse les seuils légaux, « le métabolite du chlorothalonil R471811 - le plus fréquemment retrouvé, "dans plus d'un prélèvement sur deux" - qui conduit à des dépassements de la limite de qualité (0,1 microgramme/litre) "dans plus d'un prélèvement sur trois".
Quelles solutions face à ce risque de pollution dans l'eau du robinet ?
Face à l'augmentation des alertes sur les contaminations de notre eau potable, nous recommandons de la filtrer efficacement. Le filtre ÖKO présent sur la gourde filtrante et le ÖKO TAP apporte une solution concrète et fiable.
Le 17 mars 2025, une analyse indépendante a été réalisée par le laboratoire IANESCO (Poitiers), accrédité COFRAC et reconnu pour son expertise dans l’évaluation des risques sanitaires liés à l’eau. L’objectif : mesurer l’efficacité du filtre ÖKO Europe sur deux métabolites du chlorothalonil, pesticide classé cancérogène.
Composé : Chlorothalonil R417888 (= Chlorothalonil SA)
Méthode : Méthode interne MA-MPO-640 (LCMSMS)*
Résultat avant filtration : 0,42 µg/l
Résultat après filtration : Plus de traces visibles (<0,020 µg/l)
Composé : Chlorothalonil R471811
Méthode : Méthode interne MA-MPO-640 (LCMSMS)*
Résultat avant filtration : 0,69 µg/l
Résultat après filtration : Plus de traces visibles (<0,040 µg/l)
Ces résultats montrent une élimination des deux métabolites par le filtre ÖKO Europe.
Pourquoi choisir ÖKO Europe ?
✅ Pour réduire drastiquement les pesticides, dont le chlorothalonil et ses dérivés
✅ Pour protéger votre santé et celle de vos proches
✅ Pour faire le choix d'une solution simple et pratique à la maison, au bureau ou en voyage
✅ Pour une alternative aux bouteilles plastiques (1 filtre remplaçable correspond à environ 400 bouteilles)
Avec ÖKO Europe, vous buvez une eau plus sûre, vous garantissant une hydratation saine et économique (environ 7 centimes le litre).